Près d’une Française sur trois avoue avoir du mal à parler de ses troubles gynécologiques, et ce chiffre monte à 42 % chez les 18-34 ans, selon une étude YouGov pour Livi publiée en avril 2025. Résultat : une femme sur deux a déjà repoussé ou annulé une consultation, souvent parce qu’elle jugeait son motif « pas assez grave ». En juillet 2026, la Fondation Jean-Jaurès résumait la situation en quatre mots : « l’intime est politique ». Ce silence a aussi des conséquences très concrètes sur les rayons beauté et santé, où les alternatives douces ont longtemps fait défaut.
Un marché en pleine transformation, porté par l’exigence du naturel
Le marché mondial des soins intimes féminins pesait environ 44 milliards de dollars en 2024 et devrait dépasser 76 milliards d’ici 2035, selon MetaTech Insights. En France, la cosmétique bio et naturelle franchissait déjà le cap de 1,2 milliard d’euros (Xerfi, 2025), avec une croissance qui dépasse de quatre points celle de la cosmétique conventionnelle. Ce dynamisme s’explique en partie par une prise de conscience : la zone intime, avec ses muqueuses sensibles et sa forte absorption cutanée, mérite des formulations particulièrement soignées. Les consommatrices cherchent à éviter les parabènes synthétiques et les phtalates que contiennent encore beaucoup de produits conventionnels, et se tournent vers des soins à base d’ingrédients végétaux, sans parfum irritant, capables de respecter le pH naturel.
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Baûbo, ou comment nommer l’innommable avec humour et rigueur
Fondée en 2018 par Bethsabée Krivoshey et Cécilia Capece, après un travail entamé dès 2015, la marque française tire son nom d’une figure de la mythologie grecque : Baubô, qui fit rire Déméter en lui dévoilant son sexe, transformant la tristesse en légèreté. Un programme. La marque se positionne comme la première dédiée au confort vulvaire, avec des baumes formulés à 100 % d’origine naturelle, certifiés COSMOS ORGANIC par Ecocert Greenlife. Sans paraben, sans alcool, sans parfum, sans silicone ni sulfate, testés sous contrôle gynécologique et dermatologique, et compatibles grossesse, allaitement et ménopause. Pour aller plus loin sur l’approche de baubo et sa façon de bousculer les codes du soin intime, L’Essentiel de l’Éco lui consacre un article détaillé. Les ingrédients phares, huile de coco, calendula et huile d’avocat, visent à apaiser et nourrir au quotidien, que ce soit après le sport, en période de sécheresse hormonale ou simplement pour retrouver un confort durable. Depuis 2019, la marque reverse par ailleurs 2 % de ses ventes à Gynécologie Sans Frontières, ancrant son discours dans un engagement concret.
La parole se libère, les formules évoluent et les femmes exigent davantage de transparence sur ce qu’elles appliquent. Pour explorer d’autres produits dans cet esprit, un tour du côté des soins référencés sur Atypikbeaute permet de repérer des références qui partagent ces mêmes exigences de naturalité. L’essentiel, finalement, c’est que le sujet cesse d’être chuchoté.
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